Foire aux vins - Notre sélection


Château Rouge

Le Raclard du Rouquemoute

Vin d’une grande médiocrité, paresseux en bouche et mou du derche. Le traversin du siestard ! Frelaté, feignasse, avec une robe sans éclat, voici un jus décevant sous tous ses aspects. Nez enrhumé, qui picote. Allonge glavioteuse et encombrée. Finale extrêmement courte sans aucune persistance aromatique. Conviendra autant avec un lièvre Grand-Veneur qu’un poulet Yassa. Niveau de garde : 3 jours max. Vieilli en cubi par les soins de la Maison Gervaise au chai de l’Assommoir.



Château La Motte-Piquette-Grenelle

La vinasse de l’Ami Bidasse

Issu du prestigieux vignoble de l’École Militaire, voici un culbutant prêt à estrangouiller n’importe quel bleu. Avec le temps, il deviendra le frère d’arme du valeureux pioupiou. Du brutal de première bourre, idéal pour arroser ses galons, irremplaçable pour aller au casse-pipe. Avec sa robe garance, ce tord-boyau d’exception, offre une approche va-de-la-gueule, belliqueuse, qui se poursuit sans beaucoup de subtilité. S’ouvre sur des notes de popotte, de navets à l’eau. Arômes de chambrée mal aérée, haleine de poilu. Attaque au clairon, trapue, du tralala, de la lourdeur. Un pinard patriote, en deux mots, le réconfort du troufion. Médaille militaire de la foire aux vins de Djibouti.



Clos Max Dormoy

Côtes de Clignancourt - Décapant 1er cru classé

Sa robe coruscante offre un pif sur des notes musquées de dates rances et de vieilles babouches. Vin canaille à s’arsouiller avec la gueusaille. Équilibré en bouche avec une pointe de weed, agréables relents de ras el-hanout. Notes de noyaux d’olive et de harissa. Accords parfaits avec un nugget ou un kebab.

Mise en bouteille au domaine de la Chapelle. Le Clos Max Dormoy est le second vin du Château Guy Môquet,

un vignoble de la Fourche classé 3e Grand cru.



Domaine de la Mouff

Cuvée La Cloche - Appellation Margnat Village contrôlée

Des fragrances florales et fruitées rappelant la biture de la veille aux remugles de violette et de cerises noires. Des notes plus épicées et poivreautées se libèrent de ce vin à la robe dégueulis aux reflets rubis. Comme un goût de revenez-y, ce bromure comac promet à tout pochtron qui se respecte une goule tout en caractère laissant deviner un beau potentiel de garde. Ronds, les tannins s’adoucissent en souplesse avec une certaine franchise évoluant sur le vomito, la pituite et le glaviot. Vin naturel non rectifié pour s’éviter tout réveil pénible.

Mis en pichet par la S.A. “Le Père la Raclure”, vin issu de l’agriculture biologique, certifié biogaz.



Crémant des Halles

La Roteuse des familles

Reginglard aux allures de Grand Mousseux. Robe jaune aux reflets flavescents, animé de bulles fines et irrégulières, offrant de belles flatulences. Languide en bouche, aimable au sifflet, caressant à l’arrière-train, fracassant en fin de course. Jolis pets ouverts et frais de noisettes grillées, d’amandes, notes vanillées, briochées avec une pointe de menthe poivrée. Bon équilibre, entre finesse et nervosité, de l’élégance et de l’esbrouffe, une belle allonge tendue sur la minéralité et le fruit. Médaille d’or de la foire aux vins Lidl de Mâcon.



Cru Sacré-Cœur

Vin de messe de l'abbé Bine

Issue de grosses grappes de Cabernet-pas-franc-du-tout, cette cuvée diocésaine d’exception au millésime remarquable est le fruit de la passion des moines de la Butte. Fruit défendu, notes de dessous de chasuble, myrrhe et encens, relents de sacristie sont portés par une agréable sucrosité. On sent le vin peu soucieux de l’air du temps, elixir intemporel à déboucher à votre résurrection. De la finesse, de la luxure, du concentré de catéchisme à la complexité ecclésiastique, sont la marque d’un vin de grande noblesse aromatique. Ce nectar, à servir en calice, étanchera la soif des prélats les plus exigeants et les plus dipsomanes. Mis en bouteille par Cana Wedding Ltd., Crypte du Martyrium de Saint-Denis.



Côteaux du Périph’

Grand Prix du Château La Pompe

De l’antidérapant, du culbutant, du raide ! Alliance réussie entre le syrah aux parfums enivrants de vitesse, de fruits noirs et réglisse et le merlot, carburant puissant au délicat bouquet de dioxyde de carbone. Notes d’asphalte et de sous-bois (?) en harmonie avec sa robe anthracite. Une finale au palais procurant d’intenses vrombissements méphitiques. Sortie de route en vue. Boire ou conduire ? Les deux mon adjuvant ! Parfait en accompagnement d’un gigot bitume.

Vidangé et mis en jerricans par Nordauto à Cergy-le-Haut, certifié sans plomb.



Château Mouton-Cadet

Cuvée prestige “Quoi qu’i boit ?”

Bien gaulé, smartif, gandin, déchire sa race, avec une putain de palette aromatique tsouin-tsouin ! Un très grand “Quoi qu’i boit?”. L’empereur des zincs, le marlou des comptoirs : Du Moumou, du Mouton-Caca, du Mouton-Cadet ! com’ i’ est dit dans la réclam’ ! Pas un sirop de tapette à pitancher avec n’importe quelle pisseuse. À déconseillé aux grenouillards, aux caves et autres cuistres. Un big blaze, le Mouton-Cad, à licher sur des frometons qui schlinguent ou une bonne bidoche ! Foutrebleu ! Tellement c’est du nanan, on en reprend, on s’lève et on s’barre ! Foie de griveleur ! Embouteillé par son Altesse Môssieu l’Baron de Rote-Chill.



Domaine des Buttes Chaumont

Vin de comptoir supérieur exquis

Encore un grand vin signé Jambier, un des leaders de la biodynamie en France, qui perpétue sa quête d’excellence avec ce sublime jaja aux caractéristiques typiques de l’Est parisien. Une combinaison réussie entre altitude, nuits fraîches, journées ensoleillées, sols composés de gypse et macadam, et les cépages typiques titi, nous offre un tarin aux arômes délictueux de poivre de Penja et de blattes de Madagascar avec une jolie robe soyeuse de ragondin. Un tranquilou vin de barrière gourmand qui ne s’ la pête pas, à téter en loucedé ou à s’enfiler entre frangins sur une pelouse pelée, à la fraîche, pourquoi pas avec une gigue de chevreuil en croûte d'herbes et une purée truffée... à condition de l’avoir décanté au moins 30 minutes avant ! Mise en boutanche chez Jambier, vigneron indépendant, rue Poliveau.



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D'après un article que j’ai lu récemment, la raison pour laquelle mes articulations sont encore en si bon fonctionnement serait à cause de ma consommation quotidienne de vin rouge. C’est vrai que j’ai