La Glycine n’a pas résisté :

La Glycine, elle, n’a pas résisté.

Pour fêter les commémorations des 150 ans de la Commune, la Mairie de Paris, ayant enfin entendu l’appel du Peuple souverain, avait décidé d’abattre le Sacré Coeur. Elle avait alors décrit à ses équipes un grand monument, situé à côté de la place du Terter et qui avait plus de 100 ans : “Vous ne pouvez pas vous tromper, ce bâtiment monte haut, prend ses racines très profond dans le sol, est au sommet d’une montagne de marches et fait parfois de l’ombre aux passants, quand vient l’été.” auraient déclaré les élus. Malheureusement, la tâche fut confiée, le jeudi matin, aux seuls hommes disponibles, les femmes ayant commencé un peu trop tôt à faire la fête à Louise Michel… Les hommes, ayant un sens esthétique discutable bien connu, auraient donc confondu le monument blanc, pâle copie du Taj Mahal et symbole des pratiques commerciales environnantes, avec la glycine de ce qui était et allait devenir : la place du Calvaire. Selon nos sources, les hommes sont arrivés de mauvaise humeur, n’ayant pas été invités aux célébrations, et, voulant se débarrasser de la tâche au plus vite pour pouvoir profiter des restes, s’y sont mis à quatre, le cinquième ayant un doute sur la manière de procéder. Après avoir usé de marteaux piqueurs, la plante finit par céder. Le cinquième s’avança et, de son œil plus avisé que les autres, remarqua que le “bâtiment” n’était pas fait de pierre mais de bois. Ils en firent alors un tas. Leur nature syndicaliste les poussa à tout de suite mettre une grille dessus et ils sortirent les merguez. Une passante passa et cria : c’était la fin de la journée et de cette vie sèchement écourtée.

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